Vous vous demandez si vous allez travailler le lundi de Pentecôte ? Est-ce que ce jour est férié, chômé, ou s’agit-il de la fameuse journée de solidarité ? Chaque année, c’est la même confusion pour beaucoup de salariés.
Le lundi de Pentecôte 2026 est fixé au 25 mai. Pour savoir si vous travaillez, tout dépend de ce qui a été décidé dans votre entreprise. Ce tableau simple vous donne la réponse claire pour chaque situation.
Tableau Récapitulatif : Devez-vous travailler le lundi de Pentecôte ?
| Votre situation | Devez-vous travailler ? | Quelle est votre rémunération ? |
|---|---|---|
| Jour férié chômé par votre entreprise | NON | Maintien intégral du salaire |
| Jour férié travaillé par votre entreprise | OUI | Salaire habituel (sauf si votre convention prévoit plus) |
| C’est la journée de solidarité | OUI | Pas de rémunération supplémentaire (7h de travail « offertes ») |
| Vous avez posé un jour de congé ou RTT (et il est accepté) | NON | Décompte d’un jour de congé ou RTT de votre solde |
Le Lundi de Pentecôte est-il officiellement un jour férié en France ?
Oui, le lundi de Pentecôte est bien un jour férié officiel en France. Il fait partie de la liste des 11 jours fériés légaux définis par le Code du travail à l’article L3133-1. Mais attention, il y a une différence importante entre un jour férié et un jour obligatoirement non travaillé (chômé).
En France, seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés, sauf pour certains services qui ne peuvent pas s’arrêter (hôpitaux, transports…). Pour les autres jours fériés comme le lundi de Pentecôte, la loi n’impose pas le repos. C’est l’entreprise qui décide si les salariés doivent travailler ou non.
- Un jour férié est une date du calendrier définie par la loi.
- Un jour chômé est un jour non travaillé.
Donc, le lundi de Pentecôte peut être un jour férié travaillé. Tout dépend de ce que prévoit votre accord d’entreprise ou votre convention collective. Sans accord, c’est l’employeur qui choisit.
Le cas particulier de la Journée de Solidarité
La confusion autour du lundi de Pentecôte vient principalement de la journée de solidarité. Cette journée a été mise en place en 2004 pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Le principe est simple : les salariés effectuent une journée de travail supplémentaire non rémunérée.
Au début, cette journée était obligatoirement fixée le lundi de Pentecôte. Mais depuis 2008, ce n’est plus le cas. L’employeur a plus de liberté pour la fixer. Cependant, beaucoup d’entreprises ont gardé l’habitude de la placer ce jour-là. Cette journée correspond à 7 heures de travail pour un salarié à temps plein.
Comment est-elle calculée pour un temps partiel ?
Si vous êtes à temps partiel, la durée de la journée de solidarité est calculée proportionnellement à votre durée de travail. Vous ne devez pas faire 7 heures. Le calcul est le suivant :
Formule de calcul pour un temps partiel : (Votre nombre d’heures par semaine / 35 heures) x 7 heures.
Exemple concret : Si vous travaillez 28 heures par semaine, votre journée de solidarité durera : (28 / 35) x 7 = 5,6 heures (soit 5 heures et 36 minutes).
Que se passe-t-il si vous changez d’employeur en cours d’année ?
La journée de solidarité ne doit être effectuée qu’une seule fois par an. Si vous changez d’entreprise et que vous l’avez déjà faite chez votre ancien employeur, vous n’avez pas à la refaire.
- Si votre nouvel employeur vous demande de travailler ce jour-là, ces heures doivent être payées comme des heures normales.
- Vous devrez fournir un justificatif (fiche de paie de l’ancien employeur mentionnant la journée de solidarité) pour prouver que vous l’avez déjà effectuée.
Si vous n’avez pas encore fait cette journée et que vous quittez votre entreprise, elle peut être déduite de votre solde de tout compte si elle était déjà fixée.
Comment savoir si le Lundi de Pentecôte est travaillé dans votre entreprise ?
Pour savoir si vous devez travailler, il faut regarder les règles qui s’appliquent dans votre entreprise. Il y a une hiérarchie à respecter pour savoir qui décide.
La décision est prise en priorité par :
- Un accord d’entreprise ou d’établissement : C’est le texte qui prime sur tout le reste. S’il existe, c’est lui qui fixe les jours fériés chômés.
- Une convention collective ou un accord de branche : S’il n’y a pas d’accord d’entreprise, c’est la convention collective de votre secteur d’activité qui s’applique.
- La décision de l’employeur : En l’absence de tout accord, c’est l’employeur qui décide, après avoir consulté le comité social et économique (CSE) s’il y en a un.
Le plus simple est de demander directement à votre service des ressources humaines ou à votre manager. Vous pouvez aussi consulter votre contrat de travail ou l’intranet de votre entreprise, l’information y est souvent précisée en début d’année.
Questions pratiques : Refus de travailler, congés et rémunération
Même si la situation est claire, quelques questions pratiques se posent souvent. Voici les réponses directes pour ne pas faire d’erreur.
Peut-on refuser de travailler le lundi de Pentecôte ?
La réponse est non. Si le lundi de Pentecôte a été défini comme un jour travaillé ou comme la journée de solidarité dans votre entreprise, vous ne pouvez pas refuser de venir. Un refus serait considéré comme une absence injustifiée. Une telle absence peut entraîner une sanction disciplinaire, comme un avertissement ou une retenue sur salaire.
Est-il possible de poser un jour de congé ?
Oui, c’est tout à fait possible. Si vous ne souhaitez pas travailler le lundi de Pentecôte, vous pouvez demander à poser un jour de congé payé, un RTT ou un jour de congé sans solde. Cependant, cette demande doit être faite en avance et est soumise à l’accord de votre employeur. Il a le droit de refuser si les besoins du service l’exigent.
Le travail le lundi de Pentecôte est-il payé double ?
Non, par défaut, le travail un jour férié comme le lundi de Pentecôte n’est pas payé double. Vous recevrez votre salaire habituel. La seule exception est le 1er mai, qui est le seul jour férié bénéficiant d’une majoration de salaire obligatoire de 100%.
Toutefois, votre convention collective ou un accord d’entreprise peut prévoir des conditions plus favorables, comme une majoration de salaire ou un jour de repos compensateur. C’est assez rare, mais cela vaut le coup de vérifier.
FAQ – Lundi de Pentecôte Férié
Les apprentis doivent-ils travailler le lundi de Pentecôte ?
Les règles sont les mêmes que pour les autres salariés. Si le jour est travaillé dans l’entreprise, ils doivent travailler. Pour les apprentis de moins de 18 ans, le travail les jours fériés est en principe interdit, sauf dans certains secteurs (hôtellerie, restauration…).
Que se passe-t-il si la journée de solidarité tombe sur mon jour de repos ?
Si vous ne travaillez jamais le lundi habituellement, la journée de solidarité ne peut pas être fixée ce jour-là pour vous sans votre accord. L’employeur doit trouver une autre date ou une autre modalité (comme travailler 7 heures de plus réparties sur l’année).
Mon employeur peut-il imposer de prendre un RTT pour la journée de solidarité ?
Oui, un accord collectif peut prévoir que la journée de solidarité s’effectue en supprimant un jour de RTT. Dans ce cas, un jour de RTT est décompté et vous ne travaillez pas ce jour-là.
Le lundi de Pentecôte est-il férié en Alsace-Moselle ?
Oui, le lundi de Pentecôte est un jour férié légal en Alsace-Moselle, comme dans le reste de la France. Les règles concernant la journée de solidarité s’y appliquent également.
