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Jour de Solidarité 2026 : Date, Obligations et Rémunération

Vous vous demandez quand aura lieu la journée de solidarité en 2026 ? Vous ne savez pas si vous devez travailler, ni comment cette journée est payée ? C’est une question qui revient chaque année pour de nombreux salariés et employeurs.

Cet article répond à toutes vos questions. Il vous explique clairement les règles pour la journée de solidarité 2026, du calcul des heures aux cas particuliers, pour que vous sachiez exactement à quoi vous attendre.

Journée de Solidarité 2026 : L’essentiel en un coup d’œil

Voici un résumé rapide des informations clés à connaître sur la journée de solidarité pour l’année 2026.

Point Clé Règle applicable en 2026
Date officielle Lundi de Pentecôte, lundi 25 mai 2026 (ou un autre jour fixé par accord)
Principe 7 heures de travail supplémentaire non rémunérées pour un salarié à temps plein
Rémunération Le salaire mensuel ne change pas, pas de paiement additionnel pour cette journée
Qui est concerné ? Tous les salariés (CDI, CDD, intérimaires) et les agents de la fonction publique, sauf exceptions
Caractère obligatoire Oui, un refus sans motif valable peut être considéré comme une absence injustifiée et être sanctionné

Qu’est-ce que la journée de solidarité et à quoi sert-elle ?

Cette journée de travail supplémentaire a une origine précise. Elle a été mise en place par la loi du 30 juin 2004, suite à la canicule de 2003 qui a provoqué une forte mortalité chez les personnes âgées et fragiles. Le but était de créer une source de financement dédiée à l’aide aux personnes dépendantes.

L’objectif est donc de financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Les fonds récoltés sont versés à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Côté employeur, cela se traduit par le paiement de la Contribution Solidarité Autonomie (CSA), fixée à 0,30 % de la masse salariale. Le principe est défini par l’article L3133-7 du Code du travail.

Qui doit effectuer la journée de solidarité en 2026 ?

En principe, la journée de solidarité s’applique à une grande partie de la population active. Les règles varient cependant légèrement selon les statuts.

Salariés du secteur privé (CDI, CDD, intérimaires)

Tous les salariés du secteur privé sont concernés par la journée de solidarité, quel que soit leur type de contrat (CDI, CDD, temps plein ou temps partiel) ou leur ancienneté. Les intérimaires et les salariés en télétravail doivent également l’effectuer selon les modalités prévues par l’entreprise utilisatrice ou leur employeur.

Agents de la fonction publique

Les agents de la fonction publique (d’État, territoriale ou hospitalière) sont aussi soumis à cette obligation. Les modalités sont similaires au secteur privé : soit travailler sur un jour férié précédemment chômé, soit via la suppression d’un jour de RTT, ou toute autre forme de travail de 7 heures non rémunérées.

Le cas des salariés à temps partiel

Pour les salariés à temps partiel, la durée de la journée de solidarité n’est pas de 7 heures. Elle est calculée en proportion de leur durée de travail contractuelle. C’est un calcul au prorata des heures prévues dans leur contrat.

Exemple de calcul pour un temps partiel :
Un salarié travaille 28 heures par semaine (contrat aux 4/5ème d’un temps plein de 35 heures).
Le calcul est le suivant : 7 heures x (28 heures / 35 heures) = 5,6 heures (soit 5 heures et 36 minutes). Le salarié devra donc travailler 5,6 heures au titre de la journée de solidarité.

Qu’en est-il des jeunes travailleurs et apprentis ?

La règle dépend de l’âge. Pour les jeunes travailleurs et les apprentis de moins de 18 ans, le Code du travail interdit de les faire travailler un jour férié. Si la journée de solidarité est fixée un jour férié, ils sont donc exemptés de l’effectuer. S’il s’agit d’un jour de travail normal, ils doivent la réaliser comme les autres salariés, dans le respect de la durée légale du travail qui leur est applicable.

Comment est fixée la date et les modalités ?

Même si le lundi de Pentecôte reste la date la plus courante, ce n’est pas une obligation. La fixation des modalités de la journée de solidarité suit un ordre de priorité. La décision est d’abord définie par un accord d’entreprise ou, à défaut, un accord de branche.

S’il n’existe aucun accord, c’est la décision de l’employeur qui s’applique, après consultation du comité social et économique (CSE). Plusieurs options sont alors possibles pour accomplir ces heures de travail.

  • Travailler le lundi de Pentecôte : C’est l’option par défaut, le lundi 25 mai 2026.
  • Travailler un autre jour férié : L’employeur peut choisir un autre jour férié qui était auparavant chômé, à l’exception du 1er mai.
  • Supprimer un jour de RTT : Une journée de RTT peut être dédiée à la journée de solidarité.
  • Le fractionnement des 7 heures : Les 7 heures peuvent être réparties sur plusieurs jours ou semaines, par exemple en travaillant une heure de plus par jour pendant 7 jours.
  • Travailler un jour de repos : L’entreprise peut demander de travailler un samedi, si cela est prévu par l’accord.

Rémunération et fiche de paie : comment ça marche ?

La principale question concerne la paie. Pour un salarié mensualisé, la journée de solidarité n’entraîne pas de rémunération supplémentaire. Le travail effectué ce jour-là est déjà inclus dans la rémunération mensuelle habituelle. En d’autres termes, vous travaillez un jour de plus pour le même salaire mensuel.

Attention, si vous effectuez des heures au-delà des 7 heures prévues (ou de la durée proratisée pour un temps partiel), ces heures doivent être considérées comme des heures supplémentaires. Elles doivent donc être payées avec les majorations correspondantes ou donner lieu à un repos compensateur.

Concernant la fiche de paie, il n’y a pas d’obligation légale de mentionner la journée de solidarité. Cependant, beaucoup d’entreprises choisissent de l’indiquer pour des raisons de clarté et de transparence envers le salarié.

FAQ : Cas particuliers de la journée de solidarité

Certaines situations spécifiques soulèvent des questions fréquentes. Voici les réponses aux cas les plus courants.

Peut-on refuser de faire la journée de solidarité ?

Non, en principe. La journée de solidarité est une obligation légale pour les salariés concernés. Refuser de l’effectuer sans motif légitime est considéré comme une absence injustifiée. Cela peut donc entraîner une retenue sur salaire pour les heures non travaillées et, dans certains cas, une sanction disciplinaire.

Que se passe-t-il si je change d’employeur en cours d’année ?

Un salarié ne doit effectuer qu’une seule journée de solidarité par an. Si vous avez déjà accompli cette journée chez votre ancien employeur et que votre nouvel employeur vous demande de la faire à nouveau, plusieurs cas se présentent :

  • Vous pouvez refuser de l’effectuer sans que cela constitue une faute. Vous devrez fournir un justificatif (fiche de paie, attestation).
  • Si vous acceptez de la travailler, les heures effectuées doivent être rémunérées comme des heures de travail normales et ne sont pas considérées comme relevant de la solidarité.

Et si je suis en congé, RTT ou arrêt maladie ?

Si la date de la journée de solidarité coïncide avec une période de congés payés, un RTT ou un arrêt de travail (maladie, maternité, accident du travail), vous n’avez pas à venir travailler. L’employeur ne peut pas vous demander de revenir. Les modalités de rattrapage dépendent ensuite de l’accord collectif en vigueur dans l’entreprise. Si rien n’est prévu, vous n’êtes généralement pas tenu de la rattraper.

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